Je suis la bête

ANDREA DONAERA

02 Sep, 2020


Traduit de l’italien par Lise Caillat

Domenico Trevi, dit Mimì, est à la tête de la Sacra Corona Unita, l’une des organisations mafieuses italiennes les plus cruelles. Il est fou de douleur car Michele, son fils de 15 ans, vient de se donner la mort. Malgré l’absence de toute preuve contre quiconque, Mimì décide de suivre son mode opératoire habituel : se venger en cherchant un bouc-émissaire. En l’occurrence Nicole, une jeune fille qui aurait éconduit son fils au point de lui briser le cœur. Il prépare alors son enlèvement pour la séquestrer dans une maison perdue au cœur de la campagne du Salento. Il en confie la surveillance à Veli, un jeune homme du même âge, que Mimì a contraint à monter la garde depuis qu’il s’est un peu trop rapproché de sa propre fille. Dès lors, tandis qu’une étrange complicité va naître entre ces deux jeunes gens contraints de vivre reclus, une spirale de folie et de violence à laquelle il sera difficile d’échapper va s’enclencher…

Avec virtuosité, Andrea Donaera construit un roman oscillant entre polyphonie et silences, imprégné de références musicales et cinématographiques. Changeant de voix et de point de vue à chaque chapitre, il parvient à nous plonger tour à tour dans l’esprit de chacun de ses personnages au point de nous faire éprouver de l’empathie avec même les plus désagréables d’entre eux. Maîtrisant de main de maître cette narration intriquée, au plus près des sentiments, Andrea Donaera parvient à installer une tension d’une redoutable efficacité, jusqu’à l’étonnant dénouement.


À propos de l'auteur.rice

Andrea Donaera

Andrea Donaera est né dans les Pouilles, à Maglie, en 1989. Il a grandi à Gallipoli et vit désormais à Bologne. Il a étudié les sciences de la communication à l’université de Salento où il a été l’un des fondateurs du centre de recherche du PEN sur la poésie contemporaine et les nouvelles formes d’écriture. Ses textes ont été publiés sur des blogs et dans des revues telles que “Nuovi Argomenti”, “minima&moralia”, “Nazione Indiana”, et “Il primo amore”. Depuis 2017, il est le directeur artistique du festival littéraire Poié à Gallipoli. En 2019, il a publié un recueil de poésie intitulé Una Madonna che mai appare (Une Femme qui n’apparaît jamais) au sein d’un ouvrage collectif de poésie contemporaine paru chez Marcos y Marcos. Io sono la bestia est son premier roman.

Informations complémentaires

Dimensions 14 × 20.5 cm
Édition

Prix prévisionnel

Nombre de pages

216

Rayon / Collection

ISBN

978-2-36624-516-5