Le béton en garde à vue – Manifeste architectural et théâtral

RUDY RICCIOTTI

16 Sep, 2020


Le truculent pladoyer de Ricciotti en faveur du béton.

Imaginé par le célèbre architecte alors qu’il était mis en examen, ce manifeste architectural en forme de pièce de théâtre est du pur Ricciotti : très joyeusement provocateur, jouant outrageusement avec la langue, définitivement pamphlétaire. En scène dans ce procès
fiction : une juge d’instruction intraitable, un architecte aux faux airs de voleur de poules, des gendarmes sourcilleux. Toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé est bien sûr fortuite.
Car le véritable accusé à l’honneur dans cette comédie, c’est le béton, ce mal-aimé. Pour l’auteur, ce mauvais procès masque toute la générosité et les ressources du matériau d’exception qu’il défend avec ardeur : « Ça y est, j’y suis. Si j’y suis, au trou, c’est à cause de la musicalité du béton. J’ai dû faire trop de tapage urbain. Dans tous mes projets il y a du béton. Quoi qu’il arrive, il y en a toujours un peu. C’est un condiment qui réveille les papilles, je ne peux pas m’empêcher d’en mettre à tous les plats. » Quelques années après ce procès imaginaire devenu bien réel, l’auteur est effectivement condamné. Dans sa postface, Rudy Ricciotti résume la sentence : « 50 000 pour les légumes qui parlent au ciel, 50 000 pour le pigeonnier sans pigeon et 50 000 pour la leçon politique à la magistrate ! Sans oublier trois mois avec sursis non inscrits au casier judiciaire… Finalement, je m’en tire bien ! »

– Brillant, désopilant, exaspérant.

– Derrière la blague, un élégant plaidoyer en faveur du béton où l’on retrouve les arguments fétiches de l’architecte .

– Défense d’une filière et d’un savoir-faire français, noblesse du matériau, dénonciation d’une réglementation assassine et de la bouffonnerie écologiste.


À propos de l'auteur.rice

Rudy Ricciotti, né en 1952 à Alger, a reçu le Grand Prix national en 2006 et le titre de « Maestri dell’Architectura » en 2018. On lui doit notamment la conception du MuCEM à Marseille, du Pavillon Noir à Aix-en-Provence, de la passerelle de la Paix à Séoul ou du musée Cocteau à Menton. Il a été choisi par Chanel pour l’architecture de sa Manufacture de la mode, future vitrine des métiers d’art français.
Il est l’auteur chez Textuel de L’Exil de la beauté (2019) et L’architecture est un sport de combat (2013).

Informations complémentaires

Dimensions 11.3 × 21 cm
Édition

Prix prévisionnel

ISBN

978-2-84597-833-1