Les Oiseaux morts de l’Amérique

Christian GARCIN

19 Août, 2020


Las Vegas. Dans les anfractuosités des confins de la ville, vivotent une poignée d’humains rejetés par les courants contraires aux marges de la société, les pieds dans les détritus de l’histoire, la tête dans les étoiles. Parmi eux, Hoyt Stapleton, qui voyage dans les livres et dans le temps. À la reconquête patiente et défiante d’une mémoire muette, d’un langage du souvenir. En arpentant les grands espaces de l’oubli, Christian Garcin signe un envoûtant roman américain qui fait migrer Beckett chez Russell Banks.

Las Vegas. Loin du Strip et de ses averses de fric “habitent” une poignée d’humains rejetés aux marges de la société, jusque dans les tunnels de canalisation, aux abords du désert, les pieds dans les détritus de l’histoire, la tête dans les étoiles. Parmi eux, trois vétérans désassortis vivotent dans une relative bonne humeur, une solidarité tacite, une certaine convivialité minimaliste. Ici, chacun a fait sa guerre (Viêtnam, Irak) et chacun l’a perdue. Trimballe sa propre inadaptation à la vie.

Au cœur de ce trio, indéchiffrable et silencieux, Hoyt Stapleton voyage dans les livres et dans le temps, à la reconquête patiente et défiante d’une mémoire muette, d’un langage du souvenir.

À travers la détresse calme de ce vieil homme-enfant en cours d’évaporation, Christian Garcin signe un envoûtant roman américain qui fait cohabiter dans les grands espaces de l’oubli fantômes et réalisme, sourire et mélancolie, ligne claire et foisonnement. Et migrer Samuel Beckett chez Russell Banks.

 

La presse en parle


“Livre vertigineux et métaphorique, Les Oiseaux morts de l’Amérique est un grand voyage dans le temps et l’espace, mais surtout dans le cœur de ces hommes qui se sont perdus « dans un souterrain vietnamien peuplé de serpents, d’araignées et de combattants invisibles et acharnés ». Ils y ont laissé leur âme et n’ont plus qu’à traîner leur détresse au milieu des fantômes de l’oubli. Christian Garcin a quitté La Piste mongole et Les Nuits de Vladivostok pour leur construire un tombeau magnifique, porté par une écriture d’une grande beauté mélancolique.”

Christine Ferniot, Lire


À propos de l'auteur.rice

Christian Garcin est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Des femmes disparaissent (Verdier, 2011, prix Roland-de-Jouvenel de l’Académie française), Selon Vincent (Stock, 2014 ; Babel no 1493) et Le Bon, la Brute et le Renard (Actes Sud, 2020).

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Édition

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Rayon / Collection

ISBN

978-2-330-13531-7